Les ingénieurs de Ford veulent que chaque conducteur sente qu’il ne fait qu’un avec son véhicule, que les deux forment un hybride personne-machine. La recherche de cette synergie débute bien avant la livraison d’un véhicule à son nouveau propriétaire; elle commence dès la construction. Depuis l’inauguration de la première chaîne de montage automobile par Henry Ford en 1913, la construction des meilleurs véhicules au monde est le résultat d’un travail combinant le talent de la main d’œuvre à la précision des machines.

Le brasage au laser est l’une des nouvelles technologies de l’usine d’Oakville

Ford Canada se tourne vers l’avenir

L’usine Ford d’Oakville en est le meilleur exemple. C’est l’endroit où est assemblé le nouveau Edge, un véhicule utilitaire vendu dans plus de 100 pays. Ford a investi 700 millions de dollars pour y agrandir ses installations et en faire un centre de fabrication avancé et polyvalent, générant du même coup 1 400 emplois.

« La décision de produire le nouveau Edge ici est la preuve que les usines d’assemblage canadiennes sont concurrentielles à l’échelle mondiale, affirme Dianne Craig, présidente et chef de la direction de Ford Motor Company Canada ltée. Nos clients du monde entier pourront bientôt admirer le fruit du savoir-faire et de l’expertise manufacturière des travailleurs d’Oakville, qui leur offriront ce qu’ils veulent vraiment : un véhicule de qualité qui marie élégance, performance et économie de carburant. »

Un investissement comme celui fait à l’usine d’Oakville dépasse le souci de la rentabilité : il s’agit aussi d’un engagement envers la sécurité des travailleurs. À Oakville, par exemple, chaque nouvel employé est formé sur une chaîne de montage simulée avant d’intégrer l’environnement réel de production, où tout se déroule beaucoup plus rapidement.

Un ergonome utilise l’impression 3D pour valider l’espace de dégagement pour les mains dans la chaîne de montage

La réalité virtuelle, la modélisation informatique et la robotique au service du rendement et de la sécurité des travailleurs

Grâce à des initiatives similaires en formation de pointe, à la recherche en modélisation de chaîne de montage et en ergonomie, le taux de blessures des employés a chuté de 70 % depuis 2003. En utilisant des technologies de capture de mouvement, l’impression en trois dimensions et la réalité virtuelle, les scientifiques de Ford disposent de grandes quantités de données sur la sécurité des employés avant même que l’un d’eux ne mette le pied dans l’espace de production d’un nouveau véhicule.

« Nous aimons dire que nos monteurs de véhicules sont des “athlètes industriels” en raison de la nature très physique de leur travail, affirme Allison Stephens, leader technique de l’ergonomie du montage. Nous utilisons les données des essais ergonomiques pour établir les processus les plus sécuritaires qui soient pour nos employés. »

Les athlètes industriels de Ford sont plus que des « gros bras ». Dans le contexte industriel actuel, les employés en chair et en os ont souvent des collègues de métal et de silicone. À l’usine d’Oakville, 1 250 robots sont à l’œuvre, un nombre équivalant à celui des personnes nouvellement embauchées. Ces robots sont dotés de systèmes de vision hyperévolués et de logiciels de contrôle leur permettant de souder, d’appliquer des enduits d’uréthane au verre et d’installer les capots, les ailes et les portes.

Quiconque affirme que les machines remplaceront bientôt les travailleurs n’a jamais mis les pieds dans une usine moderne de Ford. Ici, les humains sont formés pour travailler avec les machines qui les libèrent des tâches physiquement exigeantes, redondantes et dangereuses. Des améliorations similaires ont lieu à la grandeur du réseau d’usines de Ford.

En avril, Bruce Hettle, vice-président de la construction pour l’Amérique du Nord, a révélé à CNN Money qu’une usine normale compte parfois sur l’aide de 500 robots, sinon plus, pour s’occuper du travail lourd et répétitif comme l’assemblage des grosses pièces.

« Les employés sont responsables de l’assemblage léger, du contrôle de la qualité et de l’essai des véhicules, note Hettle. Notre main d’œuvre est essentielle au processus de construction des véhicules. Il m’est impossible d’envisager une usine complètement robotisée. L’idéal serait un monde où l’humain et la machine utiliseraient leurs forces respectives en tandem. En fait, c’est dans ce monde que nous vivons. »

Grâce à l’investissement dans une main d’œuvre de qualité et dans les outils de pointe servant à produire les meilleurs véhicules du monde, l’hybride personne-machine ne se trouve plus que derrière le volant : il travaille chaque jour dans les usines d’assemblage Ford du Canada et du monde entier.